OM 3-0 RENNES
1-0 Ribéry (1ère)
2-0 Taiwo (18e)
3-0 Niang (45e)
«On est en finale, on est en finale... ». Le chant s'est élevé doucement dans le temps additionnel. Parti du Virage Nord de Peretti il a conquis tout le stade, dans un vacarme assourdissant. Des applaudissements à tout rompre. Et une clameur phénoménale aux derniers coups de sifflet de l'arbitre. Quinze ans après sa dernière finale, l'OM revient à Paris. Le Stade de France va enfin connaître son baptême. Il va découvrir l'incomparable ferveur olympienne.
Du bruit et de la joie il y en a eu de la première à la dernière minute. Dix-sept petites secondes et déjà le Vél' explosait. Un pressing payant de Ribéry sur Bourillon, un crochet, et l'irrésistible numéro 7 marseillais lobait Isaksson d'une pichenette-couchée astucieuse (1-0).
Avec pareil début, la suite ne pouvait que prolonger le plaisir. Effectivement, l'OM ne laissait pas un centimètre carré d'expression à Rennes. Etouffés, les Bretons suffoquaient et commettaient plusieurs fautes, dont une plein axe devant leur but. Taiwo chargeait son barillet d'une balle perforante. Son tir (chronométré à 130 km/h !) déchirait le mur (19e, 2-0) en même temps qu'il remuait le stade de fond en comble.
Debout devant son banc, Lazlo Boloni ne pouvait masquer son impuissance, alors que les onze phocéens s'entassaient de joie juste sous ses yeux.
Sa formation était dévorée toute crue et le festin se poursuivait d'un troisième but, tel un dessert, juste avant le repos. Taiwo baladait d'abord Jeunechamp le long de la ligne de touche, puis renversait intelligemment le jeu sur sa droite vers Lamouchi. Le milieu décalait alors Niang. En pleine confiance, le Sénégalais fixait Isaksson d'un tir croisé imparable (3-0, 45e).
Cette première mi-temps délirante gonflait un peu plus encore les poumons des 55 000 supporters marseillais. Ils en avaient besoin pour tenir le choc de l'attente. Quarante cinq longues minutes avant de crier une bonne fois pour toutes son bonheur de finaliste.
L'OM jouait cette deuxième mi-temps avec une belle assurance. Forts de certitudes, les Olympiens dominaient leur sujet au point que Fabien Barthez ne doive le plus souvent sortir les jumelles pour observer ses adversaires.
Les changements opérés à Rennes ne bouleversaient pas l'équilibre. Les meilleures occasions demeuraient blanches. La plus belle, offerte par Niang à Lamouchi à la 70e, faisait se lever le stade. Mais le milieu ouvrait trop son pied.
Qu'importe, le Stade Rennais était déjà KO depuis longtemps. Et Franck Ribéry n'était pas le dernier pour lui danser sur le ventre. A coup de roulettes dévastatrices il étourdissait encore l'assistance, avant de céder sa place pour une ovation dantesque.
La fin approchait. Les frissons grignotaient les bras. Les Olas cerclaient le Vélodrome jusqu'à l'euphorique dénouement. Deux minutes de temps additionnel et puis monsieur Piccirillo sonnait la délivrance. La fête commençait. Dans une semaine, le Stade de France en sera submergé...
OM-PSG EN FINALE
Le PSG s'est qualifié jeudi soir pour la finale et donc rejoint l'OM, grâce à sa victoire 2-1 à la Beaujoire contre Nantes. Les Parisiens menaient au score (par Pancrate). Ils se sont faits rejoindre (but de Cetto) avant de s'imposer à 4 minutes de la fin sur une magnifique volée de Pauleta.